Dans le monde impitoyable du football, un faux pas peut coûter cher, et même en Arabie Saoudite, la clémence est rare. C'est l'amer constat fait par Laurent Blanc, l'architecte du succès d'Al-Ittihad la saison passée. En effet, malgré un palmarès récent incluant le titre de champion et un début de saison immaculé en Saudi Pro League, en Supercoupe et en Ligue des Champions, l'entraîneur français vient d'être remercié. Une unique défaite en championnat, survenue lors de la quatrième journée contre Al-Nassr, a suffi à sceller son sort. Une fin abrupte pour le technicien de 59 ans, arrivé en 2024 dans le Golfe.
L'éviction de Laurent Blanc : Un coup de tonnerre à Al-Ittihad
Le 28 septembre 2025, un communiqué sobre mais percutant émanant du club de Karim Benzema a officialisé le départ de Laurent Blanc. « Le conseil d'administration du club exprime ses sincères remerciements pour les efforts fournis durant la période écoulée, et lui souhaite beaucoup de succès dans le futur », a déclaré Al-Ittihad. Une formule consacrée pour mettre fin à une collaboration, aussi réussie fût-elle par le passé. Pour assurer la transition, c'est un binôme formé par Hassan Khalifa, l'ancien adjoint de Blanc, et Ivan Carrasco, qui a été désigné pour prendre les rênes de l'équipe provisoirement.
Cette décision illustre la pression extrême qui règne dans le football de haut niveau, où les attentes sont démesurées. Le fait qu'une seule défaite puisse provoquer un tel bouleversement est une piqûre de rappel brutale. Pour Laurent Blanc, c'est une page qui se tourne rapidement, et le message est clair : dans le football, la performance est un absolu, et l'histoire récente, aussi glorieuse soit-elle, ne garantit pas l'immunité face aux résultats immédiats.
