Alors que la France se tourne déjà vers l'échéance présidentielle de 2027, le décor politique est en pleine effervescence. Plusieurs figures majeures ont commencé à dévoiler leurs ambitions ou à esquisser les premières lignes de leur campagne. Des écologistes aux figures de la droite et de la gauche, en passant par les prétendants du Rassemblement National, le tableau des candidatures potentielles se dessine, promettant une compétition acharnée et riche en rebondissements.
L'Échiquier Présidentiel de 2027 : Une Course Déjà Lancée
Le mercredi 22 octobre 2025, Marine Tondelier, secrétaire nationale du parti Les Écologistes, a officiellement annoncé sa candidature à l'Élysée. Elle a exprimé sa volonté de promouvoir une écologie "qui tend la main, pas qui pointe du doigt", et dont l'objectif est de "sauver le monde".
Édouard Philippe, figure du parti Horizons, s'est lancé dans la course dès le début de septembre 2024, juste avant la nomination de Michel Barnier à Matignon. Il tente de maintenir sa position dans les sondages, ayant même récemment suggéré à Emmanuel Macron de raccourcir son second mandat. François Ruffin, député de la Somme, a également manifesté ses ambitions dès mai 2025, appelant à une primaire à gauche qu'il est convaincu de remporter. Clémentine Autain, représentante de "L'Après", est également en lice depuis juin, insistant sur la nécessité d'une primaire à gauche pour un rassemblement.
Du côté du Rassemblement National, Marine Le Pen est la candidate naturelle, bien que son éligibilité soit en suspens en attendant son procès en appel en janvier 2026. Elle a promis d'utiliser tous les recours à sa disposition. Jordan Bardella, président du parti, se prépare également dans l'ombre, à la demande de Marine Le Pen, en cas d'empêchement judiciaire.
Dans la mouvance macroniste, Gabriel Attal, leader de Renaissance, bien que non officiellement candidat, multiplie les actions pour se démarquer et préparer le terrain pour 2027, exprimant parfois des désaccords avec Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon a exclu l'idée d'une primaire à gauche l'été dernier, laissant entendre qu'il serait le candidat de La France Insoumise.
Laurent Wauquiez, après avoir été écarté de la tête des LR au printemps, n'a pas dit son dernier mot. En mars dernier, il a clairement exprimé son désir de prendre des responsabilités, la présidence étant le poste clé en France. Bruno Retailleau, actuel patron des LR, a également évoqué la présidentielle pour le début de l'année prochaine, parlant d'un "chemin de tous les possibles".
Éric Zemmour, bien que pas encore officiellement candidat pour Reconquête, a déclaré cette semaine qu'il se "prépare et observe", un indice significatif de ses intentions. Raphaël Glucksmann, de Place Publique, avance avec prudence. Bien que non candidat, ses bons résultats dans les sondages suggèrent une candidature, avec une volonté de rupture nette avec La France Insoumise et un rejet de la primaire.
Xavier Bertrand, qui "se prépare" depuis septembre, a juré de ne "pas refaire les erreurs de la dernière fois", laissant entendre une possible candidature. Gérald Darmanin, maintenu au gouvernement, a pris ses distances avec le parti Renaissance et ne se présentera pas aux municipales, une stratégie qui pourrait lui permettre de mieux se lancer plus tard dans la course présidentielle.
Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, n'a pas encore annoncé sa candidature, privilégiant pour l'instant les municipales de 2026. Dominique de Villepin a exprimé son désir de se "battre" en 2027 fin septembre, se positionnant "aux avant-postes". David Lisnard, maire de Cannes, milite pour une primaire à droite où il serait lui-même candidat.
Enfin, Ségolène Royal, n'a pas exclu de se présenter à une primaire de gauche, déclarant en juillet qu'elle ne "se déroberait pas". Nicolas Dupont-Aignan, quant à lui, a officialisé sa candidature en mars, se présentant comme le défenseur de la "souveraineté", de la "liberté" et de la "paix". François Asselineau, le "champion du Frexit", a également annoncé sa candidature pour 2027 fin septembre.
L'actualité politique est déjà riche en rebondissements, même à l'aube de cette élection présidentielle lointaine. Les déclarations et les manœuvres des différents acteurs politiques montrent une grande diversité d'approches et d'ambitions. Alors que certains appellent à l'unité à travers des primaires, d'autres préfèrent une voie plus individuelle, chacun cherchant à se positionner au mieux pour le scrutin de 2027. Ces dynamiques précoces promettent une campagne passionnante et imprévisible, invitant les citoyens à suivre attentivement les évolutions des prochains mois.
