Suite à une accusation grave portée par une femme de 26 ans, deux agents de police ont été interpellés et mis à pied. La plaignante a rapporté avoir été agressée sexuellement par ces deux fonctionnaires dans la nuit de mardi à mercredi, alors qu'elle se trouvait au dépôt du tribunal de Bobigny. Cette affaire, qui a provoqué une vive réaction, est désormais sous l'égide de l'Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN).
Les deux policiers mis en cause, âgés de 23 et 35 ans et récemment intégrés, ont été placés en garde à vue jeudi matin. Ils ont également remis de leur propre chef un rapport administratif détaillant leur version des événements. Le dépôt du tribunal de Bobigny, un lieu sous pression et en attente de rénovation, est souvent décrit comme un espace de forte tension. Le parquet de Bobigny s'est dessaisi de l'affaire au profit de celui de Paris, plus à même de gérer les dossiers impliquant des fonctionnaires de police. Une enquête administrative a été ouverte par la préfecture de police de Paris, et le préfet Patrice Faure a annoncé la suspension immédiate des deux agents. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a qualifié les faits d'« extraordinairement graves et inacceptables », promettant une « fermeté totale » si l'enquête confirme les allégations.
Cette situation survient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant les dérives au sein de certaines institutions policières, comme en témoigne le mouvement #MeToo Police. Un autre cas impliquant un policier accusé de viol sur une femme sans papiers dans un commissariat de Seine-et-Marne doit être jugé en 2026, soulignant l'importance de faire la lumière sur chaque incident et de garantir une justice impartiale pour toutes les victimes, tout en protégeant l'intégrité de l'institution policière
