La récente décision des députés français d'instaurer un impôt sur la fortune frappant les fonds en euros de l'assurance vie, qualifiés d'«improductifs», est perçue comme un geste politique dénué de cohérence économique. Ces fonds représentent pourtant une part significative des détenteurs de la dette publique, et une telle imposition risque de miner leur capacité à financer l'État.
Cette mesure, loin d'être un acte isolé, s'inscrit dans une tendance à légiférer sans une pleine appréciation des répercussions économiques à long terme. En ciblant spécifiquement l'assurance vie, les législateurs ignorent le rôle crucial de ce produit d'épargne dans la stabilité financière et le financement de l'économie. La France se trouve à un carrefour où ses choix budgétaires pourraient soit renforcer la confiance des investisseurs, soit la fragiliser.
Il est impératif que les décideurs politiques adoptent une approche plus mesurée et réfléchie. Une imposition aveugle sur des instruments financiers essentiels comme l'assurance vie pourrait non seulement décourager l'épargne des citoyens, mais aussi entraver le financement des infrastructures et des services publics. Favoriser un environnement propice à l'investissement et à la croissance durable est la voie à suivre pour une prospérité collective.
