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Le retour de Hakim Ziyech au Wydad Casablanca : une ultime tentative de renaissance avant la CAN

L'article explore le parcours sinueux de Hakim Ziyech, jadis considéré comme un magicien du football, et son retour inattendu au Wydad Casablanca. Il met en lumière les défis rencontrés par le joueur, son ambition de retrouver son meilleur niveau avant la Coupe d'Afrique des Nations 2025 organisée au Maroc, et la pertinence de ce choix de carrière pour l'équipe nationale marocaine.

Ziyech: Le Chapitre Retrouvé au Cœur du Maroc

Le parcours tumultueux d'un talent en quête de lumière

L'automne en cours est singulier pour Hakim Ziyech, un footballeur dont le génie semble s'être estompé en raison de son absence prolongée des terrains. Son statut actuel évoque davantage le passé que le présent. Récemment, une publication sportive a décrit sa situation de manière cinglante, le qualifiant d'\"inconnu du football international\". L'icône qui captivait les foules à Doha en 2022, sous les couleurs du Maroc, se retrouvait sans club. Pis encore, un transfert en Roumanie, au CFR Cluj, avait échoué suite à un examen médical défavorable, révélant la fragilité de son genou. Aujourd'hui, \"De Tovenaar\" (le magicien), comme l'appellent les Néerlandais, fait son grand retour au Wydad Casablanca, pour une ultime préparation en vue de la prochaine CAN organisée au Maroc.

L'ombre des gloires passées et les désillusions récentes

Il y a six ans, son talent embrasait les pelouses européennes avec l'Ajax, au sein d'une formation adorée jusqu'au printemps. Puis vint Chelsea, les 40 millions d'euros de son transfert, et la promesse d'une destinée glorieuse à Londres. Ce qui devait être une belle histoire s'est transformé en une série d'impasses, de changements d'entraîneurs et de séjours sur le banc. Un prêt avorté au Paris Saint-Germain, un intermède en Turquie avec Galatasaray où des frictions sont apparues avec son coach, suivi d'un exil au Qatar, sous la chaleur d'Al-Duhail, où il n'a disputé que treize rencontres. Un joueur pétri de talent, mais également de frustrations.

La nouvelle dynamique de l'équipe marocaine sans son ancien maestro

Pendant ce temps, la sélection nationale a poursuivi son chemin sans lui. Depuis la Coupe du Monde au Qatar, Walid Regragui a réorganisé son flanc droit : Achraf Hakimi s'est imposé comme leader, et Brahim Díaz a endossé le rôle de créateur. Le secteur est désormais saturé, avec l'émergence de jeunes prodiges comme Eliesse Ben Seghir ou encore les Lionceaux, récemment couronnés à la Coupe du Monde U20, qui aspirent également à leur part de succès. Ziyech, lui, observe de loin, sans doute avec une pointe d'amertume, cette équipe marocaine rajeunie et plus redoutable que jamais.

L'adaptation au football africain : un défi collectif et individuel

Regragui a affirmé sans ambages : \"Nos joueurs issus de clubs européens rencontrent de réelles difficultés à s'adapter au football africain.\" Terrains souvent secs, un rythme de jeu décousu, et des contacts sans assistance vidéo à l'arbitrage : les Lions de l'Atlas doivent fréquemment désapprendre les automatismes acquis à Amsterdam ou à Paris. L'académie Mohammed VI, chère à Nasser Larguet, s'efforce d'y remédier en formant des joueurs au Maroc, pour le Maroc. Le retour de Ziyech dans la Botola (le championnat marocain), même à 32 ans, n'est donc pas uniquement un pari personnel, mais pourrait représenter le début d'une solution collective.

Le charme du dernier acte : une rédemption à domicile

La présence de Ziyech au Wydad Casablanca est avant tout un symbole. L'enfant de Dronten, formé aux Pays-Bas, n'avait jamais évolué dans son pays d'origine. En signant un contrat jusqu'en 2027, il s'offre une opportunité de rédemption sur ses terres natales. L'accueil des supporters au complexe Mohammed V s'annonce vibrant. Le joueur, conscient du défi, sait qu'il doit tout reconstruire : s'adapter au rythme local, aux pelouses exigeantes, et à une intensité émotionnelle qui dépasse les limites du terrain.

Le guerrier résilient et sa quête de réinvention

Mais après tout, il n'en est pas à son premier retour. Le jeune prodige rebelle d'Heerenveen a traversé l'adversité, les conflits internes, les blessures et les mises à l'écart. Ceux qui l'ont côtoyé le décrivent comme une âme sensible, une personnalité à vif plutôt qu'un fauteur de troubles. Son retour symbolise un nouveau combat personnel pour le Marocain, une tentative supplémentaire de déplacer les montagnes de l'Atlas.

La CAN à domicile : l'ultime scène pour un magicien

Dans deux mois, le Maroc sera l'hôte de la CAN 2025. Cette compétition pourrait-elle être le cadre idéal pour une dernière démonstration de sa magie? Regragui, avec prudence, maintient la porte ouverte : \"S'il retrouve son meilleur niveau, il aura sa chance.\" Ce n'est peut-être plus qu'un adieu, mais un retour. Dans un football marocain qui oscille entre le style européen et ses racines africaines, le retour d'un artiste du jeu, formé à l'école de l'improvisation, apparaît presque comme une nécessité.

Retrouver la flamme : Ziyech, un atout majeur pour le Maroc

Il est probable que Hakim Ziyech ne redeviendra jamais le joueur flamboyant de l'Ajax. Son genou émet des signaux, son corps réagit moins vite que son esprit. Mais s'il parvient, en quelques mois, à maîtriser la Botola et à raviver la puissance de son pied gauche, il pourrait offrir au Maroc ce que personne n'attendait : un retour à la marocaine, où la nostalgie cède la place à l'éclat. \"C'est une star pour nous, c'est une star pour le Maroc\", affirme Regragui. En 2025, Ziyech n'aura plus la même valeur marchande, mais sa contribution restera significative, ce qui est souvent suffisant pour qu'un magicien ne soit jamais oublié.