Dans le cadre des évolutions fiscales marquantes pour l'année 2025, plusieurs dispositions importantes concernant les revenus immobiliers, mobiliers, et autres catégories financières ont été introduites. Parmi ces changements, une attention particulière est accordée à l'exonération des revenus locatifs étrangers sous réserve d'une convention préventive de double imposition (CPDI). Par ailleurs, un accent est mis sur les revenus mobiliers avec l'entrée en vigueur de la taxe Caïman 2.1. De plus, les pensionnés bénéficient toujours d'une fiscalité avantageuse. Cependant, deux réformes majeures sont envisagées pour l'avenir : la taxation des plus-values via une contribution de solidarité de 10 %, ainsi que la suppression progressive de la déduction des intérêts d'emprunt liés aux biens immobiliers non résidentiels.
Avec l'accord de Pâques, une modification significative affecte la déductibilité des intérêts d'emprunt relatifs aux biens immobiliers autres que la résidence principale. Cette mesure prendra effet dès l'exercice d'imposition 2026, soit pour les revenus de l'année 2025. Les contribuables devront donc adapter leurs stratégies fiscales dès cette année afin de maximiser leurs avantages. Dans ce contexte, il est crucial de comprendre comment calculer les revenus imposables issus de locations donnés à des personnes physiques ou morales, en tenant compte du revenu cadastral indexé majoré de 40 % ou des loyers réels après déduction forfaitaire.
Parallèlement, une autre innovation notable concerne les revenus mobiliers, avec l'introduction de la taxe Caïman 2.1 dès l'année des revenus 2024. Ce développement nécessite la complétion de l'annexe 276 CJC dans les déclarations correspondantes. En outre, un accord a finalement été conclu entre la Belgique et la France concernant la quotité forfaitaire d'impôt étranger (QFIE) sur les dividendes de source française, permettant désormais aux contribuables belges de bénéficier de cet avantage fiscal.
Enfin, deux changements majeurs sont attendus à l'horizon 2026. Premièrement, une nouvelle taxation des plus-values sera instaurée sous forme d'une contribution de solidarité de 10 %. Cette disposition touchera divers actifs tels que les titres, les contrats d'assurance-vie, les cryptoactifs et même les devises. Une exemption partielle est prévue jusqu'à un seuil de 10 000 euros. Deuxièmement, un régime différencié sera appliqué selon le type de cession : les plus-values internes seront soumises à un taux de 33 %, tandis que celles issues de participations importantes pourront profiter d'une exonération partielle selon leur montant.
La complexité croissante du système fiscal implique que chaque citoyen doive s'informer minutieusement des nouvelles règles. Ces modifications visent à harmoniser davantage le traitement fiscal des différents types de revenus tout en garantissant une juste répartition de la charge fiscale. Ainsi, les particuliers doivent anticiper ces changements afin de mieux structurer leurs investissements et optimiser leurs déclarations futures.
