Finances

Manifestation à Borgo : Les employés des finances publiques exigent des solutions face à la surcharge de travail

Les portes du Service de gestion comptable (SGC) de Borgo sont restées closes ce mardi matin en raison d'une grève totale. Dès les premières heures, une ambiance résolue s'est fait sentir parmi les manifestants, qui affichaient leur mécontentement avec force pancartes et slogans. Une dizaine d'agents, visiblement tendus, ont exprimé leur lassitude face à des conditions de travail jugées insoutenables. « C'est au-delà de nos capacités », confie un participant.

À l'origine de cette mobilisation, une intersyndicale composée de FO, CGT et Solidaires appelle à un renforcement urgent des effectifs. Selon Mireille Maillard, représentante syndicale, les agents doivent gérer des tâches croissantes avec des ressources toujours plus limitées. Didier Furt, contrôleur des finances publiques, souligne que cette situation a conduit à une dégradation sensible des prestations fournies. Depuis 2008, près de 30 000 postes auraient été supprimés dans tout le pays, entraînant une charge excessive pour ceux qui restent. En Haute-Corse, le phénomène est particulièrement marquant, avec une réduction drastique des structures locales : aujourd'hui, deux trésoreries seulement gèrent plus de 550 budgets, incluant ceux de plusieurs centaines de communes.

Les grévistes réclament une série de mesures concrètes pour améliorer leur quotidien professionnel. Parmi leurs revendications figurent un renfort massif du personnel, la fin des suppressions d'emplois, ainsi qu'une revalorisation salariale. Ils demandent également la suppression du jour de carence et le rétablissement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat (GIPA). Cette lutte illustre combien les services publics nécessitent un soutien constant pour répondre aux attentes des citoyens. Face à ces difficultés, il est essentiel de rappeler que chaque employé joue un rôle fondamental dans le bon fonctionnement des institutions. Le message lancé par les manifestants est clair : sans moyens humains adaptés, le service public risque de se détériorer davantage.