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Rolex Paris Masters 2025 : La Transition de Bercy à La Défense Arena et l'Impact du Rideau Phonetique

L'édition 2025 du Rolex Paris Masters marque un événement notable dans l'histoire du tournoi. Après 38 années passées à Bercy, la compétition a officiellement élu domicile à La Défense Arena. Ce changement de lieu a naturellement entraîné une curiosité particulière autour de la gestion des espaces et, plus spécifiquement, de l'ambiance sonore. Un rideau séparant le court central des courts annexes a été mis en place, suscitant des interrogations quant à son efficacité. Cependant, les premiers retours des athlètes, comme Arthur Rinderknech, sont rassurants. Malgré la perception d'un léger bruit ambiant, les joueurs n'ont pas été significativement dérangés, validant ainsi les efforts d'adaptation des organisateurs pour maintenir un environnement de jeu optimal dans ce nouvel écrin.

Le déménagement du Masters 1000 parisien vers La Défense Arena représente un chapitre inédit pour le tennis professionnel. Le premier jour de la compétition dans cette nouvelle enceinte était placé sous le signe de l'observation, notamment concernant la cohabitation entre les différents courts. Grigor Dimitrov, en plein match sur le court central, a brièvement été surpris par un bruit provenant du court annexe, une situation qui a pu influencer un point. Cette anecdote met en lumière la singularité de la configuration, où une simple séparation visuelle et partielle opère entre des zones d'intensité sonore différente. Le public sur le court numéro un, avec son atmosphère plus animée lors d'un match serré d'Alexandre Müller, contrastait avec le début plus calme sur le court central.

Initialement, les organisateurs avaient envisagé un rideau avec des propriétés d'isolation phonique avancées. Cependant, après des tests qui n'ont pas été jugés suffisamment concluants et face à des coûts importants, l'option retenue a été un grand rideau noir, similaire à ceux utilisés lors de finales de Coupe Davis à Lille. Ce rideau sert principalement d'occultant visuel, mais contribue également à une certaine absorption sonore. Cédric Pioline, le directeur du tournoi, a expliqué que la décision a été prise en tenant compte de ces facteurs, privilégiant une solution équilibrée entre isolation et contraintes techniques et financières.

Les joueurs, principaux acteurs de cette expérience, ont livré leurs premières impressions. Arthur Cazaux a mentionné avoir été « un peu gêné une ou deux fois », mais sans que cela ne devienne un obstacle majeur. Arthur Rinderknech s'est montré encore plus optimiste, déclarant n'avoir « même pas [été] gêné », et comparant le bruit de fond à l'ambiance habituelle des Grands Chelems où les acclamations font partie du jeu. Ces témoignages suggèrent que l'impact sur la concentration des athlètes est minimal, voire inexistant pour certains. Le bruit ambiant, plus perceptible à La Défense Arena que, par exemple, à Roland-Garros, est perçu comme une composante de l'ambiance plutôt qu'une nuisance.

Cédric Pioline a réaffirmé cette perspective, soulignant que la « vie » et l'ambiance font partie intégrante d'un tournoi de tennis. Il a évoqué les exemples de Roland-Garros, de l'US Open ou même du tournoi de Dallas, où le bruit des courts annexes est une réalité acceptée. Ce n'est qu'une affaire des premiers jours, car à partir des quarts de finale, la majorité des matchs de simple se dérouleront sur le court central, réduisant ainsi l'interaction sonore entre les différents espaces de jeu. Jusqu'à présent, l'absence de plaintes massives témoigne d'une transition réussie et rassure les organisateurs. Le rideau, bien que simple dans sa conception finale, a rempli son rôle sans perturber le déroulement de la compétition ni l'expérience des joueurs, un soulagement pour Cédric Pioline.