Le ministre des Finances du Liban, Yassine Jaber, a récemment mis en lumière l'importance capitale de la réforme bancaire dans le processus visant à restaurer la confiance de la communauté internationale. Ce sujet a été abordé lors d'une série de rencontres avec des représentants étrangers et nationaux, notamment une délégation française conduite par Jacques de Lajugie, envoyé spécial du président Emmanuel Macron. Ces discussions ont également exploré les étapes préliminaires de projets économiques cruciaux qui seront proposés sous forme de lois au Parlement libanais. Parallèlement, une session de la sous-commission des Finances et du Budget s'est tenue pour examiner un projet de loi relatif à la résolution bancaire.
Dans un contexte marqué par des défis économiques majeurs, Yassine Jaber a souligné que la réforme du secteur bancaire est essentielle non seulement pour attirer les investissements étrangers, mais aussi pour revitaliser l'économie locale. Cette approche vise à encourager les initiatives locales tout en favorisant le développement des infrastructures nécessaires à la reconstruction du pays. Le gouvernement libanais s'engage pleinement à accélérer ces réformes, affirmant leur priorité même avant toute exigence internationale.
Une rencontre significative a eu lieu entre le ministre des Finances et Jean-Christophe Carret, directeur régional de la Banque mondiale. Ils ont discuté des programmes préparatoires liés aux projets envisagés par l'institution financière internationale. Ces projets seront ensuite transformés en propositions législatives soumises au Parlement libanais. Dans ce cadre, la loi sur la résolution bancaire représente un élément clé pour garantir une aide internationale, sécuriser les fonds et assurer une stabilité économique durable.
La sous-commission des Finances et du Budget, présidée par Ibrahim Kanaan, a tenu une session dédiée à ce projet de loi. Outre le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque du Liban, plusieurs députés y ont participé. À l'issue de cette réunion, Kanaan a qualifié les discussions de productives, mettant en avant l'accord général sur les principes fondamentaux de la réforme. Des modèles internationaux relatifs au rôle de la Banque centrale ont été présentés, confirmant leur alignement avec les autorités de contrôle nationales.
Les participants ont également clarifié et modifié certains articles du projet de loi, notamment concernant les définitions des dépôts, des fonds privés et des institutions financières. Selon Kanaan, l'objectif principal reste d'accélérer la préparation de cette législation sans précipiter son adoption. Le projet sera soumis à une discussion transparente au sein de la commission principale puis de l'Assemblée générale.
Au-delà des réformes bancaires, il est recommandé d'étudier conjointement un projet de loi relatif à la restitution des dépôts, étant donné ses liens structurels étroits avec la réforme du secteur financier. Cette démarche illustre l'engagement commun à bâtir un cadre juridique solide pour répondre aux besoins économiques actuels et futurs du Liban.
