Un rapport d'enquête met en lumière des décisions litigieuses concernant la sélection de l'entreprise Limak pour la rénovation du célèbre stade Camp Nou. Malgré une évaluation technique initialement défavorable, la direction du FC Barcelone aurait modifié son jugement de manière inattendue, propulsant la société turque en première position. Cette volte-face, motivée par des promesses de rapidité dans les travaux, suscite aujourd'hui de nombreuses interrogations, alors que les échéances ne sont pas respectées et que le club catalan se trouve dans une situation délicate, contraint de prolonger son exil et de faire face à un chantier d'envergure.
Selon les révélations de la Cadena SER, la firme Limak avait reçu une note inférieure à 50 sur 100 de la part des experts en ingénierie et architecture du club blaugrana. La principale critique portait sur un calendrier jugé imprécis et insuffisant. Étonnamment, à peine deux jours après cette évaluation initiale, les responsables du Barça auraient reconsidéré leur décision, attribuant subitement 74 points à l'entreprise turque, la positionnant ainsi comme le leader incontesté pour le projet Espai Barça. Ce changement radical aurait été influencé par l'engagement de Limak à réaliser le chantier dans des délais exceptionnellement courts, avec un retour envisagé au Camp Nou dès novembre 2024 et une finalisation complète des travaux en juillet 2026.
Pourtant, la réalité du terrain contredit aujourd'hui ces ambitions initiales. Deux ans après le lancement officiel du projet, aucun des délais annoncés n'a été respecté. Le FC Barcelone se voit contraint de prolonger son séjour au stade de Montjuic, au minimum jusqu'en novembre 2025. Le club attend toujours les autorisations nécessaires pour une réouverture partielle de son enceinte emblématique, confronté à un chantier colossal et de plus en plus remis en question. Cette situation est devenue le symbole des tensions et des critiques croissantes concernant la gestion interne du club.
La saga de la reconstruction du Camp Nou, marquée par ces revirements et retards, continue d'alimenter les débats et les inquiétudes parmi les supporters et les observateurs du football. L'image du FC Barcelone est mise à mal par cette affaire qui souligne les défis et les complexités inhérents aux projets d'infrastructure de grande envergure, surtout lorsqu'ils sont entachés de doutes sur la transparence des processus de décision.
