Le syndicat CFDT Interco des Deux-Sèvres a exprimé, le mercredi 28 mai 2025, son étonnement face à un excédent budgétaire de 80 millions d'euros enregistré par le Département pour l'exercice 2024. Dans ce contexte, cette organisation souligne la nécessité d'une gestion plus équilibrée entre les finances florissantes et les contraintes imposées aux agents publics. En effet, alors que les ressources financières semblent abondantes, ces derniers continuent de recevoir des instructions pour réduire leurs dépenses.
Dans une déclaration publique faite après une session du conseil départemental le lundi 26 mai, le syndicat met en lumière un désaccord marqué concernant la manière dont sont gérées les affaires publiques locales. D’un côté, il est reconnu qu’il existe une prospérité financière notable ; d’un autre côté, plusieurs secteurs essentiels subissent des restrictions budgétaires sévères. Parmi ceux-ci figurent les services liés à la protection de l’enfance, où des coupes ont été observées dans les budgets alloués aux projets éducatifs personnalisés ainsi qu'à l’aide destinée à faciliter la vie quotidienne des familles.
De plus, les associations travaillant avec les jeunes se trouvent également affectées par ces réductions. Le syndicat insiste sur le fait que ces mesures pèsent non seulement sur les prestations offertes mais aussi sur les conditions de travail des employés du secteur public. Il y a une préoccupation croissante quant à la diminution progressive des effectifs au sein des différents services. Parallèlement, bien que le montant obligatoire pour la prévoyance soit fixé à 7 euros mensuels depuis janvier 2025 selon un décret national, il reste bloqué à un euro dans les Deux-Sèvres.
Face à ces contradictions apparentes dans la gestion financière départementale, le CFDT appelle à une réflexion approfondie et à des actions concrètes pour harmoniser les politiques budgétaires avec les besoins réels des citoyens et des agents publics. Une meilleure transparence et communication sur l’utilisation de cet excédent pourrait aider à atténuer les tensions actuelles.
Les critiques formulées par le syndicat invitent à repenser les priorités budgétaires afin de garantir à la fois une stabilité financière durable et un soutien adéquat aux programmes sociaux essentiels. Cette situation illustre la complexité de la gestion publique et la nécessité d’adopter une approche inclusive qui tient compte des défis opérationnels quotidiens rencontrés par les agents du service public.
