En 2018, Naples a vécu un moment charnière avec l'arrivée de Carlo Ancelotti à la tête de l'équipe. Alors que Maurizio Sarri venait de quitter le club pour Chelsea, marquant la fin d'une ère, la présidence d'Aurelio De Laurentiis a été confrontée à une décision majeure. Au cours de cette période, Kalidou Koulibaly, pilier défensif, a été l'objet d'une proposition exceptionnelle de 100 millions d'euros de la part de Manchester United. Cependant, contre toute attente et malgré la somme colossale, cette offre a été rejetée par le club italien, influencé par la volonté d'Ancelotti de conserver le joueur clé pour ses ambitions de championnat.
Cette résistance du président napolitain aux tentations financières s'est avérée être un tournant. L'entraîneur, déterminé à gagner le titre, a même menacé de démissionner si Koulibaly était vendu, exerçant une pression considérable sur la direction. Ce refus, en plus de conserver un élément essentiel de l'effectif, a eu une répercussion inattendue sur Manchester United. Les Red Devils, privés de Koulibaly, se sont tournés vers Harry Maguire un an plus tard, faisant de lui le défenseur le plus cher de l'histoire avec un transfert de 87 millions d'euros. Le choix de Naples a ainsi indirectement conduit à la signature iconique de Maguire par le club anglais.
L'attitude intransigeante de De Laurentiis a non seulement permis à Naples de conserver l'un de ses meilleurs joueurs, mais elle a aussi, de manière fortuite, orienté la politique de recrutement de Manchester United. Ce qui aurait pu être le transfert le plus coûteux pour un défenseur à l'époque n'a pas eu lieu, soulignant la force de caractère du président et son engagement envers les objectifs sportifs de son club. L'histoire de ce transfert avorté est une illustration frappante de l'impact des décisions stratégiques et des personnalités influentes dans le monde du football, où chaque choix peut avoir des conséquences profondes et inattendues sur les carrières des joueurs et le destin des équipes.
